lundi 13 février 2012

Sevran (la gare) Cartes postales anciennes.

Encore un petit tour dans le passé.
Cette fois, c'est pour jeter un coup d’œil sur la gare de Sevran.


 L’équivalent de nos bus de ville faisait déjà un arrêt à la gare de Sevran.


 Une vue du quai de la gare, direction Aulnay-sous-Bois et Paris.


La même vue, mais cette fois direction Freinville.


La gare, vue de la place.
Et quelques années plus tard...

 Et en couleurs !

dimanche 5 février 2012

Le Château de la Reine Blanche, Les étangs de commelles (2).



    
     Dépendant de la commune de Coye la Forêt, au sud du domaine de Chantilly, le château de la Reine Blanche se trouve sur le site des étangs de Commelles, à l'extrémité de l’Étang de la Loge. 
     Il est presque certain que la Reine Blanche (Blanche de Castille, la mère du roi Saint-Louis) n'y soit jamais venue puisque le château n'existait pas alors.

     Un corps de logis flanqué de quatre tourelles est bâti au XIIIe siècle. En 1412, les étangs sont vendus aux moines de l'Abbaye de Royaumont, un moulin est construit et le bâtiment  sert certainement de logis aux meuniers.
   Le domaine  changera plusieurs fois de propriétaire et le moulin sera transformé en papèterie. Finalement, en 1825, Louis VI Henri de Bourbon-Condé fait reconvertir l'ancien moulin appelé  alors "la Loge de Viarmes" en rendez-vous de chasse. Pensant que la reine Blanche de Castille aurait possédé en ces lieux un château, il le baptise "Château de la Reine Blanche".
    En 1882 l’impératrice Elisabeth d’Autriche y aurait été accueillie.

La duchesse de Chartres accompagnée d'un officier devant le château. 






    C’est un des premiers exemples de construction de style néogothique. Venue d’Angleterre et portée par le romantisme, cette nouvelle manière plaît au prince de Condé, qui a lui-même longtemps séjourné en Angleterre. 
        Toutes proportions gardées, le château n'est pas sans rappeler celui de Pierrefonds qui se trouve à quelques kilomètres de là et qui fut restaurer par l'architecte Violet le Duc.












   Il fallut trois années de travaux, le château est orné sur sa façade de trois statues de chevaliers, réalisées par les sculpteurs Boichard et Thierry.








   Le château, bâti sur deux étages est composé de deux pièces principales, voûtées sur croisées d’ogives et décorées de tentures vertes : un salon au rez-de-chaussée et une salle à manger au premier étage. 
       L'aménagement intérieur est complété par des salles de jeux, une cuisine et des offices, cantonnés  à l’intérieur des tourelles d’angle. 




  






       Le Duc d’Aumale, dernier propriétaire des lieux a fait don du château de la Reine Blanche à l'Institut de France. Depuis le 9 mai 1989, il est classé Monument Historique.


Vue générale : le Château, l'étang de la Loge et la forêt.







     Le site est romantique à souhait. Très fréquenté dès la venue des beaux jours, surtout le dimanche et pendant les congés scolaires, en semaine c'est un havre de paix invitant à la méditation et à la mélancolie; surtout à l'automne.
        Dans les Mémoires d'Outre-Tombe, Chateaubriand en parle ainsi:
  

"Comme aux oiseaux voyageurs, il me prend au mois d'octobre une inquiétude qui m'obligerait à changer de climat si j'avais encore la puissance des ailes et la légèreté des heures: les nuages qui volent à travers le ciel me donnent envie de fuir.
   Afin de tromper cet instinct, je suis accouru à Chantilly. J'ai erré sur la pelouse où de vieux gardes se traînent à l'orée des bois.
   Quelques corneilles, volant devant moi, par dessus des genêts, des taillis, des clairières, m'ont conduit aux étangs de Comelle. La mort a soufflé sur les amis qui m'accompagnèrent jadis au château de la reine Blanche: les sites de ces solitudes n'ont été qu'un horizon triste, entrouvert un moment du côté de mon passé.
   Aux jours de René, j'aurais trouvé des mystères de la vie dans le ruisseau de la Thève: il dérobe sa course parmi des prêles et des mousses; des roseaux le voilent; il meurt dans ces étangs qu'alimente sa jeunesse, sans cesse expirante, sans cesse renouvelée: ces ondes me charmaient quand je portais en moi le désert avec les fantômes qui me souriaient, malgré leur mélancolie, et que je parais de fleurs."